Stéréoscopie contrôlée
by Eric on août.19, 2007, under Sous le coup de rien, Sur un coup de clics, Sur un coup de tête
A chaque jour suffit sa peine disaient certains. D’autres pensent que chaque jour ne suffit pas pour accomplir les taches que l’on a pu se fixer.
Je fais partie de ceux là. De ceux qui verraient bien leur journée rallongées pour pouvoir y caser la totalité de leurs aspirations tant affectives que socio-pro.
Et en effet, vivre une vie partagée entre boulot et amours est parfois plus une difficulté qu’un réel apport en termes de qualité de vie.
Ainsi j’ai fait un choix. Je crois que je ne réalise pas encore l’ampleur de ce choix ni ces conséquences à plus ou moins court terme. J’ai décidé de séparer mon cœur de mon travail au point de rompre un lien qui m’attachait de trop à un extraprofessionnel envahissant. Je regarde les choses aujourd’hui avec un œil nouveau. Un œil un peu fermé a cause de la fatigue mais suffisamment attentif pour scruter l’horizon qui s’ouvre désormais à moi..
Et quel paysage !
Force est de constater que ma vie ressemble plus désormais à un job permanent. Un engagement de chaque seconde qui va s’incruster dans tous les aspects de ma petite existence de geek volontaire.
En fait, je reste perdu et quelque peu froid face à ce qui m’arrive et face à l’avenir qui me guette.
Bien que pendant longtemps j’y aie aspiré du plus profond de mon être, je commence seulement à réaliser ce dans quoi j’ai tant souhaité m’engager. Un savant mélange d’informatique avancée, de recherche permanente de la continuité de mon emploi ou encore un investissement moral et physique tel qu’il ne m’aurait pas ou presque détaché de mon écran.
Seul défaut à ce tableau croisé dynamique qui semble à présent régir ma vie, le côté sentimental. Grand dépressif dans l’âme lorsque mon cœur ne semble plus être attaché à un autre ou mon anatomie attelée à celle d’un(e) autre, je me doute de l’issue négative que ce fâcheux penchant risque d’avoir sur mon cursus moral. Qu’importe, c’est un choix que j’ai fait, seul.
Bon, admettons que cette décision semi-brutale ne soit qu’en fait un reliquat de mes désirs. Une forme de trouble sentimental qu’un évènement récent aurait déclenché… qui sait. Alors je pense qu’il faudra que je prenne garde à mon âme et à son soit disant attrait pour l’autre sans lequel mon esprit se perdrait dans un fouillis grossier et pseudo-organisé.
Alors je m’arrête de penser quelques secondes. Au risque de voir passer sous mes yeux quelques tremblements vitaux que je me verrai laisser filer sans réellement y prendre garde.
Non.
Ma situation me convient parfaitement. J’admets pourtant avoir perdu quelque chose. Je ne sais pas encore quoi, ni qui. Je ne sais pas non plus si c’était un désir d’évolution ou simplement une volonté de changement. Mais à l’heure actuelle, malgré mon esprit torturé et mes pensées sinueuses. Je conserve la foi que tout va bien.
Remarque il est possible que ce ne soit qu’une simple impression, une illusion psychique comme celles que j’affectionne souvent. Une sorte de mirage spirituel qui finalement n’étant qu’une vue de mon esprit sur mon entourage social m’amène à penser dans l’axe que mon subconscient s’est imposé depuis si longtemps.
Non, ca ne ressemble pas à ce que je veux. Mais qui me dit que ce que je fais correspond à ce que je veux.
Personne, je sais.
Qu’à cela ne tienne. Je ne reviendrais pas sur ma décision. Ce n’est ni le moment ni l’heure de me pencher sur des considérations infondées.
Je vis.
Je vis à deux, à quatre, parfois 5 ou 6 selon mon entourage et mes envies du moment.
Je pleure, je ris, je pense, je dors (aussi ^^) et surtout j’apprécie chaque moment que je passe avec mes chers. Cela me suffit.
C’est décidé, dès que possible je reprends le dessus sur mon cervelet primaire plein d’ambitions désastreuses pour ma petite vie tranquille.
[ c’est bizarre… j’ai une impression de … hum … déjà vécu. ]